Une fois n'est pas coutume.

 Une fois n'est pas coutume.
Le sens de ma vie est de ne lui en trouver aucun. Rien n'est raison à penser, rien n'est passion à éprouver, ni même jeu à divertir. Personne n'est digne à languir, ni même minable jusqu'à l'abhorration. Seul vice condamnable, peut-être : aguerrir l'existence d'une finalité propre à chacun, aussi trivial soit son concept. Ma seule prétention se retrouve dans le déni de mes exigences, puisque la névrose me frappe d'un tout insastisfaisant.
Agir, subsister, persévérer me navrent. Je me suffit d'une léthargie rémanente, et je ne réclame aucun intêret, aucun honneur, aucune attirance ni répulsion. Si je dois être, si je demeure être, si j'y parais, je me fous d'exister comme tel. Il importe peu que ce soit ici où là-bas, aujourd'hui ou demain. Qu'on me laisse la liberté de subsistuer, au moins, les impératifs du monde au refus de témoigner de ma présence.

# Posté le vendredi 13 février 2009 10:52

Si tout va bien, alors tout va bien.

Une pie sur ma fenêtre, elle a l'air d'une coquine, seule copine de la journée. J'ai envie de dire prends tes affaires et casse-toi. Et envie de fuir, surtout, plutôt que de poser des mots sur de la merde, unique défouloir, mais léger niveau catharsis. 2009 sera une année à la con, une de plus. J'plis ses affaires, et j'lui pique un tee-shirt, histoire de déconsiderer le manque, même si un caleçon doit sûrement garnir le fond de ma couette. J'aurais la panoplie complète de l'homme, alors. Plus qu'à trouver un mannequin de vraissemblance. On dirait presque le manifeste de l'abruti, incohérent et futile. Idiot. Plutôt très light. Reichmann reçoit Doménibus aujourd'hui, ça m'fera rire. Au moins sourire. Un cordon bleu me fait rêver, le paradoxe, c'est son odeur.. j'irai quicher. La bouffe c'est pas mon fort. Trois chapitre d'éco-géo, pas tellement non plus. Je perds tout à me consacrer à l'homme et à la solitude. Nice me manque, par la correspondance de Nancy aussi. S'ils étaient là.. Des fois j'voudrais un bouquet pour le buter à coup d'épines, comme S. J. Parker. Et puis pouvoir m'autoraisonner, genre échapper à c'qui tourne au passionnel. Le moral foutu à cause de la belle zone, elle déborde, élargit son périmètre. Elle est propriétaire, la belle zone. Légèrement intrusive de manière euphémiste. Et là, je crois comprendre que, soit j'abdique, soit je m'engage sur le front.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 07:16

[Come into my world.. yours, hers, their worlds]

[Come into my world.. yours, hers, their worlds]
J'm'ennuie, tout est si ordinaire, prévu, trivial.. mes jours s'inscrivent dans l'académisme, prennent l'allure minable du modèle standard si propre à cette populace prudhomesquement normalisée.

Et ce voca' miteux..

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 15:40

[hateful Honey]

Il est clair que l'allegresse s'acquiert par le déni du désir, la résignation au pragmatisme.
Autant de conditions qui s'avèrent homologuées de la politique réaliste, non pas par l'expérimentation de la raison, mais par la douleur de se voir soumis aux perceptions médiocres d'autrui, desquelles le moindre constat deviendrait un appel à l'offense. Autant s'exercer à traire une truie.

[Se ranger du côté des ornières..]
J'opte pour une existence audacieuse au titre de celles dont la chasse aux idéaux peut saloper une vie.
Et j'épouse ma névrose, jusque là, seule allégation valable à la poursuite de mon évolution, ultime prétexte dont la puissance [illusive] m'empêche de fuir le Monde.

[hateful Honey]
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# Posté le mardi 09 décembre 2008 12:03

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 15:54

J'noierai ton patriarche. J'te l'promets.




Rien de plus adéquat que de faire paraître ses carences pour de futils caprices, que de résigner sa soif d'épanouissement au sein d'une intimité, au profit de la constance insupportable de ces couples trop hétéroclites pour oser briser la glace.
La frustration me démange alors que l'allégresse feint sa présence, pour mieux étouffer selon sa loi l'atmosphère navrante du déboire et de l'Absence. En énumérer les aspects reviendrait à assumer la connaissance de la nécéssité qui s'impose : mettre un terme à l'Absence. Aux absences. Aux présences parasites et destructrices. En somme, une entreprise beaucoup trop ambitieuse.
Les responsables se dissimulent derrière mes prétentions, dans la recherche d'une vaine prospérité mentale, désireuse d'une stabilité d'âme allégorique. Des prétentions qui luttent contre la névrose clandestine qui abroge mes perspectives.
Il suffirait qu'il m'écoute..
Il suffirait qu'il comprenne..
Il suffirait qu'il agisse..
L'optimisme inhérent à l'individualisme constituent de loin une tare des plus vandale. Vandale de mon coeur. Vandale de mon amour. Chrétien de ma souffrance. Fin sanglot.

[Il suffirait d'un retour sur Terre..]


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# Posté le mardi 25 novembre 2008 13:35